Je ne me tourne pas vers les voitures de manière naturelle ayant toujours préféré l'agilité des deux roues, mais il faut dire que parfois elles sont bien pratiques pour remplir son coffre de course ou pour faire un grand trajet. Ce matin j'ai du donc partir de Beaune pour me rendre à Marseille au volant de la super five, et je dois dire que ce type de voyage ne me manquait pas du tout.
Même en milieu de semaine le trafic sur autoroute était dense, les camions se suivent à la queue leu leu façon petit train sur la file de droite, mais quand l'un de ces pachydermes décide de dépasser ça devient tout de suite plus compliqué, car ma voiture n'ayant pas la reprise d'une berline allemande, il faut maîtriser l'art de se faufiler entre les bolides à grandes vitesse de la file de gauche sous peine de rester coincer un quart d'heure à bouffer les gaz d'échappement du camion.
Quand je passe derrière un volant je ne suis plus moi-même, une transformation s'opère, mon humeur change ainsi que mon langage qui devient plus fleuri et avec l'accent, bref je m'énerve. Le moindre couillon du dimanche me fait dresser le poil, comme ce mongoloïde en merco qui s'appliquait, malgré les trois voies, à rouler sur la file du milieu pour des raisons qui m'échappe encore vu qu'il n'y avait personne à droite. Ce crétin congénital poussait le vice en roulant à 120 km, vitesse idéale pour bloquer les petites voitures comme la mienne qui pour doubler ont besoin de temps et provoquent à coup sûr un ralentissement dangereux.
Mais tout ça n'est rien en comparaison des embouteillages dans Marseille, alors plus hystérique que jamais je deviens limite con, j'avoue. Mais faut dire que c'est le bordel, la ville en travaux pour le tram est impraticable, tout le monde passe en même temps pour essayer de gratter deux mètres, pare-chocs contre pare-chocs, tôles contre tôles, tu retournes obligatoirement à l'état sauvage dans cette jungle. Le soleil du sud aiguise ses dents sur la carrosserie, obligeant les conducteurs à ouvrir leurs fenêtres pour se retrouver au final avec Johnny à donf à droite et boum boum dans ma caisse vol.3 à gauche, les bouchons de Marseille éprouvent physiquement. Alors quand par miracle une voie se dégage devant toi, tu commences à appuyer sur l'accélérateur en te disant que peut être dieu existe mais là le piéton stupide se jette sous tes roues en avançant telle une tortue et te regarde goguenard.
Au bord de la crise de nerf tu arrives finalement à destination, cassé, sans voix, et tu te jures que plus jamais tu ne toucheras à ta voiture jusqu'à la prochaine fois.
Sur ce, à demain.
mardi 26 juin 2007
Pourquoi la vie est un comic strip?
Ce matin je regardais mon reflet dans le miroir et en voyant ma mine fatiguée d'insomniaque compulsif, j'ai été surpris par un aspect plus plat que d'habitude. J'observais attentivement mes mains sans reliefs tellement fines quand les mettant devant les yeux je pouvais voir à travers. Pour être sûr d'être complètement sorti de mes fantaisies oniriques je tente de me mouiller le visage mais à peine mises sous l'eau voilà que les paluches deviennent toutes molles. Appeler ça un réflexe de survie mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et avec une dextérité qui me surprend encore, je me retrouve avec le sèche cheveux coincer sous le menton à réchauffer mes doigts mous. Après une exposition suffisante sous le flux d'air chaud les mains commencèrent à se gondoler, rendu gauche je m'énerve et pousse quelques jurons typiquement marseillais et pourtant aucun son ne sort de ma bouche, juste une petite bulle avec à l'intérieur un gribouillis, un nuage avec un éclair, une tête de mort et un cochon qui tire la langue.
Un peu décontenancé au début je ne tardais pas à trouver quelques avantages à ma condition d'homme de bande dessinée, un bouton sur le pif qui nous fait loucher tellement il est gros disparaît d'un simple coup de gomme, les bourrelets d'un excès gargantuesque de la veille s'efface de la même manière. Si je décide de m'exposer en maillot de bain en correspondant aux critères idiots des magazines à la mode, il me suffit juste de scotcher une ou deux bandes de papier sur les bras, refaire le pack "pecs, tablettes de chocolat" bien carré avec un peu de noir d'ombre par ci par là pour le rendre saillant. Je finalise en me coloriant, sans dépasser les bords, avec un marron clair teinté d'orange pour le bronzage californien en prenant garde de laisser la marque de la montre pour faire plus vrai.
Le problème principal c'est que je m'envole au moindre coup de vent, franchement désagréable comme situation surtout que je finis le plus souvent coincé dans des branches ou pire empalé dans un grillage. J'ai bien pensé échanger l'aquarelle trop léger par de l'acrylique, mais rien y fait. Pour que je puisse rester en place il faut que je mélange des particules de plomb à mes pigments de couleur, mais c'est mauvais pour la santé et en plus vraiment galère à enlever le soir.
Demain je me poste pour voir des amis à Marseille, j'hésite encore sur le nombre de timbre, enfin on verra bien.
Sur ce, à demain.
Un peu décontenancé au début je ne tardais pas à trouver quelques avantages à ma condition d'homme de bande dessinée, un bouton sur le pif qui nous fait loucher tellement il est gros disparaît d'un simple coup de gomme, les bourrelets d'un excès gargantuesque de la veille s'efface de la même manière. Si je décide de m'exposer en maillot de bain en correspondant aux critères idiots des magazines à la mode, il me suffit juste de scotcher une ou deux bandes de papier sur les bras, refaire le pack "pecs, tablettes de chocolat" bien carré avec un peu de noir d'ombre par ci par là pour le rendre saillant. Je finalise en me coloriant, sans dépasser les bords, avec un marron clair teinté d'orange pour le bronzage californien en prenant garde de laisser la marque de la montre pour faire plus vrai.
Le problème principal c'est que je m'envole au moindre coup de vent, franchement désagréable comme situation surtout que je finis le plus souvent coincé dans des branches ou pire empalé dans un grillage. J'ai bien pensé échanger l'aquarelle trop léger par de l'acrylique, mais rien y fait. Pour que je puisse rester en place il faut que je mélange des particules de plomb à mes pigments de couleur, mais c'est mauvais pour la santé et en plus vraiment galère à enlever le soir.
Demain je me poste pour voir des amis à Marseille, j'hésite encore sur le nombre de timbre, enfin on verra bien.
Sur ce, à demain.
lundi 25 juin 2007
Pourquoi le spectacle continu?
Ce week-end j'ai participé à un spectacle de danse, maintenant que c'est terminé et que je ne risque plus de vous croiser dans la salle, je peux vous avouer que pendant une année j'ai pris des cours de claquette et que vendredi et samedi j'ai du me porter sur scène pour ces deux représentations. Je vous rassure au cas où certains seraient vexés de mon omission, ma participation tenait en 1 minute 30 salut compris sur un spectacle de 3 heures, et mon bredouillant passage ne laissera pas de trace indélébile dans les annales de Broadway, de Beaune ou d'ailleurs.
Mais le show commence.
Au naturel je suis plutôt danseur de salle de bain, mal à l'aise sous les feux de la rampe je me souviens surtout mettre déplacer au lieu de danser, étant angoissé jusqu'au bout des ongles j'en oubliais les pas, mon nom, ma latéralité, le rythme, bref complètement perdu voire amnésique quand en vain j'essayais de me souvenir de ma performance.
Mais le show continu.
J'admire d'autant plus toutes les élèves de l'école de danse comme ma douce qui du apprendre pas moins de 9 chorégraphies pour le spectacle. Tandis que j'attendais mon tour dans les coulisses, les filles sautaient dans leur costume suivant, se dépêchaient d'enlever leur maquillage à grand coup de lingettes, d'enfilaient leur perruque en se bousculant devant le miroir pour ajuster leur mascaras. La tension palpable laissait entendre autant de cris de joie que de douleur, autant de larmes de déception que d'émotion.
Mais le show s'emballe.
Les robes se fendent, les perruques tombent, la musique déraille, le film s'emmêle, les acteurs bafouillent, les blessures pleuvent en milliers de bleus, d'entorses, et de coupures, les nerfs craquent, le décor chute, explose, et se déchire mais le rideau tombe et le calme revient.
The show must go on.
On ramasse les morceaux matériels et d'ego qui traînent, on passe le balai et déjà les danseuses sont prêtes pour le prochain acte. La musique indienne commence et sous nos yeux des myriades de couleur prennent vie, le cliquetis des bracelets nous entraîne tandis que nous sommes éblouis par le flash des bijoux.
Le temps d'une respiration le spectacle se termine, nous saluons.
Sur ce, à demain.
Merci à Marie-Odile, notre professeur, pour cette expérience inoubliable et magique.
Mais le show commence.
Au naturel je suis plutôt danseur de salle de bain, mal à l'aise sous les feux de la rampe je me souviens surtout mettre déplacer au lieu de danser, étant angoissé jusqu'au bout des ongles j'en oubliais les pas, mon nom, ma latéralité, le rythme, bref complètement perdu voire amnésique quand en vain j'essayais de me souvenir de ma performance.
Mais le show continu.
J'admire d'autant plus toutes les élèves de l'école de danse comme ma douce qui du apprendre pas moins de 9 chorégraphies pour le spectacle. Tandis que j'attendais mon tour dans les coulisses, les filles sautaient dans leur costume suivant, se dépêchaient d'enlever leur maquillage à grand coup de lingettes, d'enfilaient leur perruque en se bousculant devant le miroir pour ajuster leur mascaras. La tension palpable laissait entendre autant de cris de joie que de douleur, autant de larmes de déception que d'émotion.
Mais le show s'emballe.
Les robes se fendent, les perruques tombent, la musique déraille, le film s'emmêle, les acteurs bafouillent, les blessures pleuvent en milliers de bleus, d'entorses, et de coupures, les nerfs craquent, le décor chute, explose, et se déchire mais le rideau tombe et le calme revient.
The show must go on.
On ramasse les morceaux matériels et d'ego qui traînent, on passe le balai et déjà les danseuses sont prêtes pour le prochain acte. La musique indienne commence et sous nos yeux des myriades de couleur prennent vie, le cliquetis des bracelets nous entraîne tandis que nous sommes éblouis par le flash des bijoux.
Le temps d'une respiration le spectacle se termine, nous saluons.
Sur ce, à demain.
Merci à Marie-Odile, notre professeur, pour cette expérience inoubliable et magique.
samedi 23 juin 2007
Pourquoi j'ai fêté l'été?
Le 21 Juin, premier jour de l'été est devenu depuis quelques années la fête de la musique. Cette soirée n'ayant pas été choisie arbitrairement vu que c'est le jour de l'année où la nuit est la plus longue (solstice d'été oblige), longueur doublement vérifiée car si l'on permet aux groupes de musique de jouer tard, certaines personnes réticentes à ces festivités subissent les legatos des musiciens en herbe.
25 ans après sa création, ce rendez-vous populaire est attendu par tous tombant le plus souvent avec la fin des examens et récompensant par une représentation le labeur d'une année pour les élèves des écoles de musique ou pour les amateurs.
Mes souvenirs pour cette nuit sont assez variés, accompagné de mes amis de toujours et la plupart du temps aidé par une organisation calamiteuse, nos virés à la découverte "du concert" de fou se terminaient en marches interminables. Les premières fois en prospecteurs du son, les kilomètres ne nous effrayaient pas pour trouver le groupe qui nous ferait vibrer. De la Plaine au Vieux port, petit arrêt cours Estienne d'Orve, pour retourner finalement au cours Julien afin d'entendre les dernières notes du groupe que l'on avait écouté en début de soirée. Les fois d'après en étant plus organisés, mes compères et moi étions munis d'un programme de la fête et véhiculés, cependant les points de rendez-vous hasardeux, la ponctualité incertaine voire inexistante de mes corps et légionnaires eurent encore raison de cette nuit.
Cette année j'ai passé la soirée dans les rues de Beaune, sans avoir à marcher beaucoup vu la grandeur de la ville mais en profitant de la musique à chaque coin de bar et de rue. Ma préférence pour le concert jazzy-manouche de la place Carnot qui malheureusement ne bénéficiait pas d'une sono assez efficace pour être audible (sorry pierre). La surprise fût sans aucun doute le bal-folk, trop excentré pour les badauds mais suivi par une horde de fidèles âgés de 7 à 77 ans, remettant au goût du jour le plaisir simple de l'apprentissage d'une danse et de la pratiquer sur le parquet.
Héritière urbaine des traditionnels feux de la St Jean, la fête de la musique n'est pas prête de s'arrêter.
Sur ce, à demain.
25 ans après sa création, ce rendez-vous populaire est attendu par tous tombant le plus souvent avec la fin des examens et récompensant par une représentation le labeur d'une année pour les élèves des écoles de musique ou pour les amateurs.
Mes souvenirs pour cette nuit sont assez variés, accompagné de mes amis de toujours et la plupart du temps aidé par une organisation calamiteuse, nos virés à la découverte "du concert" de fou se terminaient en marches interminables. Les premières fois en prospecteurs du son, les kilomètres ne nous effrayaient pas pour trouver le groupe qui nous ferait vibrer. De la Plaine au Vieux port, petit arrêt cours Estienne d'Orve, pour retourner finalement au cours Julien afin d'entendre les dernières notes du groupe que l'on avait écouté en début de soirée. Les fois d'après en étant plus organisés, mes compères et moi étions munis d'un programme de la fête et véhiculés, cependant les points de rendez-vous hasardeux, la ponctualité incertaine voire inexistante de mes corps et légionnaires eurent encore raison de cette nuit.
Cette année j'ai passé la soirée dans les rues de Beaune, sans avoir à marcher beaucoup vu la grandeur de la ville mais en profitant de la musique à chaque coin de bar et de rue. Ma préférence pour le concert jazzy-manouche de la place Carnot qui malheureusement ne bénéficiait pas d'une sono assez efficace pour être audible (sorry pierre). La surprise fût sans aucun doute le bal-folk, trop excentré pour les badauds mais suivi par une horde de fidèles âgés de 7 à 77 ans, remettant au goût du jour le plaisir simple de l'apprentissage d'une danse et de la pratiquer sur le parquet.
Héritière urbaine des traditionnels feux de la St Jean, la fête de la musique n'est pas prête de s'arrêter.
Sur ce, à demain.
jeudi 21 juin 2007
Pourquoi je vois de la couleur?
En me levant ce matin j'ai décidé de voir la vie en couleur, trop fatigué par le gris de pluie nous faisant broyer du noir depuis plus d'une semaine, j'ai réglé l'image de mon transcripteur cérébral, surveillé les contrastes, évité la surbrillance pour améliorer ma réception.
Il suffit de pas grand-chose pour changer notre vision finalement, quelques neurotransmetteurs produits au bon endroit et le tour est joué, on aurait tord de se priver car le changement est radical. On reprend espoir en voyant du bleu épars dans les nuages tristes, le jaune chaleureux d'un mur de ville qu'un rai de lumière hasardeux illumine, les joues gentiment rosies par un baiser d'amour.
J'aime la couleur pour son côté ludique, si je m'amuse à inverser des teintes entre elles le résultat peut être rigolo alors que pour le noir et blanc je ne vois qu'en "négatif". Par exemple l'histoire du petit chaperon bleu qui au détour d'un arbre rencontra un loup rouge à pois jaune, il se moqua tellement de lui que le prédateur reparti la queue basse, et si le beurre était rouge on ne serait pas obligé de rajouter de la confiture pour mettre un peu de vie sur nos tartines ce serait toujours ça de pris pour les régimes, si nous bronzions couleur sable même les plages de côte d'azur au mois d'Août auraient des allures d'îles désertes.
J'aime les couleurs parce qu'elles se mélangent pour faire d'autres couleurs. Il ne me faut pas plus de preuves pour me convaincre que la mixité est utile dans notre monde pour nous faire évoluer dans le bon sens avec une société volontairement patchwork, tout en sachant conserver notre identité pour éviter de devenir un mélange caca d'oie sans nuance.
J'aime la couleur car je ne rêve pas en noir et blanc, quand je me souviens de mes voyages oniriques ils prennent la forme d'une partition de musique ou les sentiments éprouvés sont autant de notes de couleur. Sorti du rêve je perçois les gens avec leurs teintes ou demi-teintes, c'est la première impression lors d'une rencontre, c'est le goût d'une prestation scénique, ça peut être aussi une odeur ou une musique. Sachant qu'une couleur est une onde électromagnétique plus ou moins énergétique suivant sa teinte, ça doit être mon côté médium-zen.
Sur ce, à demain.
Il suffit de pas grand-chose pour changer notre vision finalement, quelques neurotransmetteurs produits au bon endroit et le tour est joué, on aurait tord de se priver car le changement est radical. On reprend espoir en voyant du bleu épars dans les nuages tristes, le jaune chaleureux d'un mur de ville qu'un rai de lumière hasardeux illumine, les joues gentiment rosies par un baiser d'amour.
J'aime la couleur pour son côté ludique, si je m'amuse à inverser des teintes entre elles le résultat peut être rigolo alors que pour le noir et blanc je ne vois qu'en "négatif". Par exemple l'histoire du petit chaperon bleu qui au détour d'un arbre rencontra un loup rouge à pois jaune, il se moqua tellement de lui que le prédateur reparti la queue basse, et si le beurre était rouge on ne serait pas obligé de rajouter de la confiture pour mettre un peu de vie sur nos tartines ce serait toujours ça de pris pour les régimes, si nous bronzions couleur sable même les plages de côte d'azur au mois d'Août auraient des allures d'îles désertes.
J'aime les couleurs parce qu'elles se mélangent pour faire d'autres couleurs. Il ne me faut pas plus de preuves pour me convaincre que la mixité est utile dans notre monde pour nous faire évoluer dans le bon sens avec une société volontairement patchwork, tout en sachant conserver notre identité pour éviter de devenir un mélange caca d'oie sans nuance.
J'aime la couleur car je ne rêve pas en noir et blanc, quand je me souviens de mes voyages oniriques ils prennent la forme d'une partition de musique ou les sentiments éprouvés sont autant de notes de couleur. Sorti du rêve je perçois les gens avec leurs teintes ou demi-teintes, c'est la première impression lors d'une rencontre, c'est le goût d'une prestation scénique, ça peut être aussi une odeur ou une musique. Sachant qu'une couleur est une onde électromagnétique plus ou moins énergétique suivant sa teinte, ça doit être mon côté médium-zen.
Sur ce, à demain.
mercredi 20 juin 2007
Pourquoi il pleut sur Nantes?
Point de démonstration météorologique aujourd'hui mais une petite explication sur une réponse faite à un commentaire au sujet de la fête des pères.
"Nantes" est une chanson de Barbara racontant l'arrivée de la chanteuse dans la ville vendéenne qui pour sa visite revêt un habit terne et maussade. Pourtant il s'agit d'une retrouvaille entre Barbara et son père après des années de séparation, malheureusement quand ils sont réunis à nouveau il est déjà trop tard car son père l'a quitté définitivement. Sortie de son contexte on a l'impression d'être dans un mauvais western et que la cavalerie arrive après la bataille, mais à la lumière de l'autobiographie de "la dame en noir" commencée un ans avant sa mort et restée inachevée, ce texte prend une autre signification.
A la fin de sa vie, Barbara confesse que son père a abusé d'elle dans sa jeunesse, qu'il a ensuite abandonné sa famille et qu'il est mort seul à Nantes.
La chanson bouleverse par sa tristesse, cette ultime rencontre n'a eu lieu que dans l'imagination de la chanteuse, mais espérait elle réellement quelque chose? Un geste d'amour, de rédemption logiquement possible quand on voit la mort qui s'approche, ou souhaitait elle le voir mourir pour de bon afin de terminer son deuil et accepter de tourner la page une bonne fois pour toute.
Quel était le lien entre Barbara et son père, comment a-t-elle pu écrire et interpréter cette chanson en portant ce secret si lourd, pourquoi le ciel de Nantes rendait il son cœur chagrin?
Je suis désarmé face à cette histoire, je n'ose pas imaginer ce que j'aurais pu faire à sa place, ces sentiments sont contradictoires car malgré les actes criminels du père on ressent l'amour de Barbara. Paradoxe qui s'exprime clairement dans les paroles de "L'aigle noir", alors en tant que simple observateur je ne me permettrais pas de juger tel ou tel comportement, les condamnations étant aussi dures que les actes eux-mêmes.
Sur ce, à demain.
"Nantes" est une chanson de Barbara racontant l'arrivée de la chanteuse dans la ville vendéenne qui pour sa visite revêt un habit terne et maussade. Pourtant il s'agit d'une retrouvaille entre Barbara et son père après des années de séparation, malheureusement quand ils sont réunis à nouveau il est déjà trop tard car son père l'a quitté définitivement. Sortie de son contexte on a l'impression d'être dans un mauvais western et que la cavalerie arrive après la bataille, mais à la lumière de l'autobiographie de "la dame en noir" commencée un ans avant sa mort et restée inachevée, ce texte prend une autre signification.
A la fin de sa vie, Barbara confesse que son père a abusé d'elle dans sa jeunesse, qu'il a ensuite abandonné sa famille et qu'il est mort seul à Nantes.
La chanson bouleverse par sa tristesse, cette ultime rencontre n'a eu lieu que dans l'imagination de la chanteuse, mais espérait elle réellement quelque chose? Un geste d'amour, de rédemption logiquement possible quand on voit la mort qui s'approche, ou souhaitait elle le voir mourir pour de bon afin de terminer son deuil et accepter de tourner la page une bonne fois pour toute.
Quel était le lien entre Barbara et son père, comment a-t-elle pu écrire et interpréter cette chanson en portant ce secret si lourd, pourquoi le ciel de Nantes rendait il son cœur chagrin?
Je suis désarmé face à cette histoire, je n'ose pas imaginer ce que j'aurais pu faire à sa place, ces sentiments sont contradictoires car malgré les actes criminels du père on ressent l'amour de Barbara. Paradoxe qui s'exprime clairement dans les paroles de "L'aigle noir", alors en tant que simple observateur je ne me permettrais pas de juger tel ou tel comportement, les condamnations étant aussi dures que les actes eux-mêmes.
Sur ce, à demain.
mardi 19 juin 2007
Pourquoi je suis végétal?
Si chacun de nous possède en lui-même une part d'animalité, je m'intéresse aujourd'hui à notre côté végétal. N'avez-vous jamais remarqué auparavant l'arbre juché sur vos épaules, il pèse de tout son poids sur vos choix de vie et vos habitudes, il peut être gigantesque comme tout petit mais pour bien comprendre son évolution, il faut regarder ses racines de plus près.
Pour cela prenons un arbre généalogique et retournons le, l'arbre c'est vous et vos ancêtres sont les racines mais pour simplifier le schéma nous ne retiendrons uniquement de nos parents que les traumatismes, les douleurs et les secrets. Ces non-dits constituent le tronc de l'arbre qui nous accompagne et nos propres souffrances sont les branches portées par celui-ci. En effet certaines douleurs commencent dès l'enfance dans notre relation avec nos parents et grandissent avec nous tout au long de notre vie, et comme pour tout végétal, les branches et les feuilles en contact de l'extérieur c'est-à-dire les tourments de la vie, permettent d'apporter l'énergie nécessaire à la croissance du tout.
Je cite HFT qui dans une de ses chansons dit " le jour de ma naissance un éléphant est mort et depuis ce jour là je le porte à mon cou." L'image est parlante surtout qu'il est coutume souvent que le dernier né de la famille porte aussi le nom de l'aïeul décédé récemment.
Alors comment est votre arbre? Si certains arrivent à maîtriser leur compagnon comme un bonzaï au prix d'un travail régulier, d'autres fléchissent sous le poids de leur baobab. Certains ont peut être simplement un cèpe de vigne qui dépasse mais leurs racines sont tortueuses et s'enfoncent profondément dans l'histoire, par contre ceux qui possèdent un olivier ont l'espoir d'un coup de gèle.
Nous sommes le fruit d'une succession de génération renforçant au fil des années l'écorce de notre arbre, alors pouvons nous simplement déterrer la hache de guerre pour en finir avec cet imposant bagage? Malheureusement je ne pense pas que ce soit possible, il faut apprendre à vivre avec, élaguer, pour que le soleil parvienne à traverser son feuillage de temps en temps.
Sur ce, à demain.
Pour cela prenons un arbre généalogique et retournons le, l'arbre c'est vous et vos ancêtres sont les racines mais pour simplifier le schéma nous ne retiendrons uniquement de nos parents que les traumatismes, les douleurs et les secrets. Ces non-dits constituent le tronc de l'arbre qui nous accompagne et nos propres souffrances sont les branches portées par celui-ci. En effet certaines douleurs commencent dès l'enfance dans notre relation avec nos parents et grandissent avec nous tout au long de notre vie, et comme pour tout végétal, les branches et les feuilles en contact de l'extérieur c'est-à-dire les tourments de la vie, permettent d'apporter l'énergie nécessaire à la croissance du tout.
Je cite HFT qui dans une de ses chansons dit " le jour de ma naissance un éléphant est mort et depuis ce jour là je le porte à mon cou." L'image est parlante surtout qu'il est coutume souvent que le dernier né de la famille porte aussi le nom de l'aïeul décédé récemment.
Alors comment est votre arbre? Si certains arrivent à maîtriser leur compagnon comme un bonzaï au prix d'un travail régulier, d'autres fléchissent sous le poids de leur baobab. Certains ont peut être simplement un cèpe de vigne qui dépasse mais leurs racines sont tortueuses et s'enfoncent profondément dans l'histoire, par contre ceux qui possèdent un olivier ont l'espoir d'un coup de gèle.
Nous sommes le fruit d'une succession de génération renforçant au fil des années l'écorce de notre arbre, alors pouvons nous simplement déterrer la hache de guerre pour en finir avec cet imposant bagage? Malheureusement je ne pense pas que ce soit possible, il faut apprendre à vivre avec, élaguer, pour que le soleil parvienne à traverser son feuillage de temps en temps.
Sur ce, à demain.
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